Parmi les nouveaux mœurs du rugby, il y a une habitude que j'ai du mal à apprécier, c'est cette manie de la faute volontaire pour bénéficier d'une pénalité et donc, annihiler l'avantage que l'arbitre a décidé de donner. Dans l'esprit, c'est troublant et je pense qu'un jour, cette habitude sera interdite. Pour l'instant, elle est admise et plus ou moins comprise.
Il y a les malins, comme Elissalde. On l'a vu contre Dax : avantage en faveur de Toulouse, Jean-Baptiste fait exprès un en-avant, l'arbitre siffle et le demi-de-mêlée/ouvreur du Stade la joue vite dans la foulée. Ça n'ira pas au bout car l'arbitre arrête tout - il voulait profiter de l'arrêt de jeu pour avertir un joueur - mais on imagine quel souk un demi de mêlée roublard peut mettre dans une défense par ces petits gestes qui se jouent de la règle.
Et puis il y a ceux qui voudraient bien l'être malin, mais qui ont raté un épisode. Par exemple, le demi de mêlée de Montpellier qui, dans les ultimes secondes du match contre Perpignan, a volontairement jeté le ballon en touche pour gagner quelques secondes. Il l'aurait fait au pied, à la Elissalde (encore lui !) version 1/4 de finale de la RWC, pas de problème ! Mais, comme ça, c'est la pénalité assurée. Autrefois, on se trouvait confronté à ce genre de fautes en cadets, après on ne les voyait plus et pour cause, tout le monde avait compris. Ne jetons pas la pierre à Tomas, d'autant que sa faute n'a pas eu de conséquence, mais, s'il vous plaît, cadets, refaites des fautes volontaires pour que vous sachiez ne pas les faire plus tard !